Pourquoi un PNR?

 

À la base …

Paysages singuliers, omniprésence de sources (parfois thermales, parfois fluviales), immenses massifs forestiers, prairies encore nombreuses, demeures centenaires, anciens moulins, châteaux et églises de multiples époques et influences, biodiversité "ordinaire" particulièrement bien préservée, tissu associatif très actif, traditions du bois, du verre, du fer, du grès, de l'osier, ...
Notre territoire est véritablement RICHE ! Certes, mais son économie et sa démographie souffrent d'un enclavement géographique important et d'une situation dite "d'hyper-ruralité".

De plus, les richesses énumérées précédemment s'avèrent être fragiles et vulnérables. Bon nombre d'entre elles sont d'ailleurs déjà sur le déclin.

À l'origine du projet de PNR, s'il s'avérait nécessaire de réagir pour éviter un triste gaspillage, il restait à identifier quel serait l'outil le plus approprié. L'idée d'un Parc Naturel Régional s'est rapidement imposée, au vu de son adéquation avec les caractéristiques du territoire et avec ses besoins de développement.


Des bénéfices pour tout un territoire

L'outil "Parc Naturel Régional" a été mis en place à la fin des années 60, au moment de l'émergence politique du concept de développement durable.
Les intérêts de la création d'un PNR sont multiples pour un territoire comme le nôtre :
- Préservation et développement du patrimoine (naturel, culturel, paysager)
- Valorisation de ces richesses locales (environnement, cadre de vie, paysages, bâtiments, traditions, identité, produits du terroirs, savoir-faire, ...) pour contrecarrer les faiblesses économiques et démographiques liées à la ruralité
- Accroissement du rayonnement identitaire et économique du secteur par l'obtention de la marque PNR, connue et reconnue à l'échelle européenne
- Constitution d'une structure de gestion du Parc, dont les moyens humains, financiers et techniques sont mis au service des acteurs du territoire, en faveur d'initiatives locales et innovantes
Tous ces grands volets peuvent bien entendu être déclinés en actions spécifiques à un domaine d'activité ou à un projet donné.


Les contraintes

Comme tout projet fondé sur la collaboration d'acteurs aux intérêts différents voire divergents, un projet de PNR implique que chacun fasse des concessions.
Les orientations et les champs d'action d'un PNR sont définis au sein de sa Charte. Parmi les mesures qui y figurent, seules 3 sont imposées par la réglementation :
- Le PNR est sollicité pour avis sur les documents de planification (SCoT, PLU, …), sur les projets soumis à étude d'impact et sur les autres documents encadrant les activités sur son territoire (carrières, déchets, sites et itinéraires, …), afin de vérifier leur cohérence avec la Charte
- Les grands panneaux publicitaires sont interdits (sauf cas particuliers)
- La circulation des véhicules à moteur est réglementée pour chaque commune dans les espaces naturels
En dehors de ces mesures communes à tous les PNR, chaque PNR définit librement ses propres règles lors de l’élaboration de la Charte. C'est pourquoi il est important qu'un maximum d'acteurs s'implique au plus tôt dans la démarche.

Sur le plan financier, les collectivités locales alimentent pour partie le budget de fonctionnement des PNR. Ces contributions sont très variables d'un PNR à un autre, du fait des tailles de structures et de territoires différentes. La fourchette habituelle, à titre purement indicatif, se situe entre 1 et 5 € par an et par habitant.